La question «Sainte Ghislaine, c’est quand?» revient fréquemment dans les familles, les paroisses et parmi les personnes soucieuses de respecter les fêtes patronales. Si la plupart des calendriers populaires et civils fixent la célébration au 10 octobre, certaines traditions locales indiquent le 9 octobre. Cette dualité tient à des facteurs historiques, liturgiques et locaux que nous détaillerons ici. L’objectif de cet article est d’expliquer clairement les raisons de ces différences, de présenter l’origine du culte de Sainte Ghislaine et de proposer des usages pratiques pour qui souhaite marquer cette fête.
Quelle date retenir ? 9 ou 10 octobre ?
En pratique, la date la plus couramment retenue aujourd’hui pour souhaiter la fête à une Ghislaine est le 10 octobre. Les almanachs, certains calendriers civils et de nombreux sites spécialisés indiquent ce jour comme référence. Toutefois, il existe des mentions anciennes et des usages paroissiaux qui célèbrent Sainte Ghislaine le 9 octobre. Cette différence n’est pas exceptionnelle dans l’hagiographie : des écarts de un ou deux jours apparaissent souvent entre les sources selon les lieux et les époques.
Origine historique et diffusion du culte
La figure de Ghislain — parfois écrite Ghislaine pour la forme féminine — provient de la tradition chrétienne médiévale autour du Hainaut et de la Wallonie. Les récits hagiographiques situent notamment des établissements monastiques et des lieux de culte liés à ce nom. La ville de Saint-Ghislain en Belgique porte de façon évidente la marque de cette vénération régionale, ce qui témoigne d’un enracinement local ancien. Comme pour beaucoup de saints locaux, les détails biographiques sont mêlés de légende et de transmission orale, ce qui complique une datation exacte de la mémoire liturgique.
Pourquoi des variantes de date ?
Plusieurs raisons expliquent l’existence de deux dates possibles :
- Les martyrologes et les calendriers médiévaux circulaient sous des formes multiples et subissaient des erreurs de copie ou des adaptations locales.
- Des traductions et des translations de reliques pouvaient engendrer une commémoration décalée, la date locale correspondant parfois à l’arrivée des reliques plutôt qu’à la date traditionnelle du décès ou de la mémoire.
- Les pratiques diocésaines et paroissiales différenciaient leurs usages : un diocèse peut intégrer certaines fêtes locales à une date particulière pour des raisons pastorales.
- Enfin, les coutumes populaires et les fêtes paroissiales ont parfois fusionné avec d’autres commémorations proches dans le calendrier, conduisant à des ajustements.
Usages paroissiaux et commémorations locales
Dans les paroisses où la dévotion à Sainte Ghislaine est restée active, la fête peut être marquée par une messe, une prière, une procession locale ou des activités associées (fête paroissiale, repas partagé). Ces usages varient fortement d’un village à l’autre. Pour connaître la pratique exacte dans une localité, il est conseillé de consulter le bulletin paroissial, le site du diocèse ou de contacter la paroisse elle-même. Dans certaines régions du Hainaut, le 9 octobre apparaît dans les archives et les calendriers paroissiaux anciens ; ailleurs, c’est le 10 octobre qui prévaut.
Comment souhaiter la fête à une Ghislaine ?
Le geste compte plus que la précision du jour. Voici quelques formules adaptées selon le ton et la relation :
- Familial et chaleureux : «Bonne fête Ghislaine ! Je te souhaite une belle journée, pleine de joie et de douceur.»
- Sobriété formelle : «Très bonne fête de Sainte Ghislaine.»
- Religieux : «Que Sainte Ghislaine te protège et t’accompagne en ce jour de fête.»
- Amical et léger : «Joyeuse fête Ghislaine ! Pensées affectueuses en ce 10 octobre.»
Idées de célébration simples
Pour marquer la fête de manière chaleureuse sans grande organisation, on peut :
- Envoyer une carte ou un message personnalisé en ajoutant un souvenir commun ou un vœu de santé.
- Offrir un petit bouquet de fleurs, un livre ou une gourmandise.
- Participer à la messe locale si la personne est croyante et aime ce type de commémoration.
- Organiser un repas convivial en famille ou entre amis proches.
Conseil pratique et recommandation
Si vous devez choisir une date sans informations complémentaires, retenez le 10 octobre comme référence générale et sûre. Si la personne fêtée est attachée à des usages paroissiaux particuliers ou si vous êtes dans une localité où le 9 octobre est maintenu, adaptez-vous à l’usage local. Enfin, souvenez-vous que la sincérité du message importe plus que la précision calendaire : un souhait chaleureux, envoyé avec attention, fera toujours plaisir, qu’il arrive le 9 ou le 10 octobre.
Pour approfondir, consulter un martyrologe local, le site du diocèse concerné ou les archives paroissiales peut apporter des précisions historiques et liturgiques sur la date et les pratiques propres à une région. Mais pour la plupart des usages quotidiens, le 10 octobre reste la date de référence recommandée.

