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Je m’appelle Coralie et je suis une survivante du cancer

Bien-être et Maternité, LIFESTYLE, Maman, Portrait, Société

Il y a 4 mois - 0

Je m’appelle Coralie et je suis une survivante du cancer,
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Crédit l’agence Arise

2011 est l’année du diagnostic, l’année du chaos comme j’aime à l’appeler. L’année ou le crabe c’est installé en moi, enfin… ça c’était un peu avant.
Quelques mois avant, sans doute, que je ne détecte une grosseur anormale sur mon sein gauche, en ces temps réjouissants de fêtes de fin d’année. Quelques mois avant la batterie de tests quiconfirmera nos doutes.On est en 2011 et j’ai 39 ans…Les sentiments se bousculent en moi quand j’y songe mais les mots me font un peu défaut. Et pourtant ceux qui me connaissent savent que c’est rarement le cas.C’est difficile d’expliquer cette chose qui te tombe dessus, ce coup de massue que t’assène la vie sans préavis.
Je me souviens du premier rendez vous avec le chirurgien, celui qui a suivi les résultats d’analyses qui confirmaient ce que l’ont redoutait. Enfin je crois…
Tu es comme absente, groggy, assommée, hébétée. C’est comme un mauvais rêve, ce rêve ou tu ne comprends pas ce qui se passe mais qui t’angoisse quand même.
Il y a eu les explications techniques, médicales et incompréhensibles, le manque d’empathie évident, la violence de certaines réflexions. Et pourtant, je ne bouge pas. Moi qui ne me laisse pas faire d’habitude, là je subis sans rien dire. Mon mari qui est assis près de moi ne réagit pas beaucoup plus. Il faut dire que ça fait beaucoup d’un coup tout ça !Ablation partielle dans 2 semaines, radiothérapie, hormonothérapie… « Ca sera moche, mais bon, on vous aura sauvé.» (dixit le médecin)Et pourtant, dans ma tête une seule chose m’obsède, ma fille de 15 mois sur les genoux de son père, là juste à côté de moi, va m’oublier si je meure. En fait elle n’aura même pas de souvenir de moi. C’est à ça que je pense et à rien d’autre.Le rendez vous terminé, je n’en sais pas beaucoup plus sur ce qui m’attend ou presque.
Quelques recherches sur internet plus tard, je suis tétanisée, horrifiée, paniquée. Ne jamais demander l’avis d’internet en matière de santé ! Croyez moi !
Au delà des images trash et des témoignages attristants, j’ai quand même appris ce qu’était une hormonothérapie (détail omis par le médecin). C’est donc une castration chimique, une ménopause avant l’heure qui m’enlève tout espoir d’avoir un jour un autre enfant.Je décide alors de demander un autre avis, de me faire confiance et d’écouter la petite voix dans ma tête qui me dit que ça n’est pas comme ça que ça doit se passer.
Et là, la chance tourne.
Je rencontre un chirurgien qui va me réconcilier avec le milieu médical et hospitalier, et jamais je ne le remercierait assez. Un homme extrêmement reconnu dans son métier, qui fait des merveilles mais surtout un homme humain, qui a su me rassurer, m’expliquer, me comprendre.
Il a su répondre à mes questions, mes attentes, mes angoisses et surtout mes exigences. Parce que j’en avais bien sûr ! Comme à mon habitude !
Je veux une alternative à la radiothérapie et l’hormonothérapie pour pouvoir faire un bébé. Vite, j’ai presque 40 ans.
Et à ma grande surprise, il comprend, il approuve.
Alors bien sûr, la priorité c’est guérir, être là pour ma fille et après seulement on décidera si une grossesse est envisageable.
Mais en tout cas, il m’a entendu, il m’a respecté.
Il n’a pas fait valoir sa connaissance médicale contre mon ignorance comme le premier.
La première chose qu’il m’a répondu et que je n’oublierais jamais c’est ; « c’est votre corps, c’est vous qui décidez. Dans la mesure ou vous n’engagez pas votre pronostic vital par vos choix, je vous suit. Je suis là pour vous conseiller et vous accompagner dans la guérison. Ensuite je vous dirais si faire un bébé est raisonnable ou non. »Vous n’imaginez pas comme mon état d’esprit a changé à cet instant.
Alors, bien sûr on peut se dire que la grossesse était tellement secondaire face à ce qui m’arrivait, pourquoi vouloir aller contre nature, J’avais déjà une fille après tout et c’était une chance.
Je ne crois pas avoir jamais voulu être une mère à tout prix, faire des enfants n’était pas le but ultime de ma vie. Mais à cet instant précis, songer à pouvoir à nouveau donner la vie était la meilleure réponse à ce mal qui était en moi, Il fallait que je batte cette maladie, que je fasse triompher la vie, et plutôt deux fois qu’une !

Et puis, le parcours du combattant à commencé…
Je ne me plains pas, je n’ai pas eu de traitement lourd, je n’en ai pas subi les effets secondaires.
Mais une mastectomie est loin d’être anodine.
Il y a d’abord la douleur physique au réveil et les jours qui suivent, et puis la douleur de l’âme.
Celle qui fait que les miroirs deviennent tes pires ennemis. Celle qui t’empêche de prendre une douche chaque jour, te forçant à faire face à ce que tu es devenue. Celle qui t’empêche de te montrer à l’homme que tu aimes de peur de le perdre. Celle qui chaque jour quand tu sors te fait angoisser à l’idée que « ça se voit. »

Enfin,comme avec moi rien n’est simple… Mon corps a rejeté la prothèse, entraînant une infection et une opération en urgence. J’ai passé quelques mois sans rien, avec un trou et une énorme balafre à la place de mon ancienne poitrine. C’était l’été, je n’ai pas mis de maillot de bain cette année là…

A la rentrée, de nouveau opération, pour un grand dorsal comme on l’appelle dans le jargon. Pour faire simple, on t’enlève un morceau du dos avec le muscle et on fait un patch sur ta poitrine pour placer une nouvelle prothèse.
Ca c’était ma phase « fiancée de Frankenstein » comme j’aimais à l’appeler. Je me faisais vraiment l’impression d’être ce personnage tout rafistolé.

Les semaines ont passées, les résultats des analyses sont revenus, rassurants.
Et là, comme une victoire, avec le sourire, mon chirurgien me dit ; « c’est bon, vous êtes officiellement une survivante en rémission. »
Le choc a été moins violent que le diagnostic quelques mois auparavant, mais ce nouveau statut m’a quand même un peu retournée, je dois l’avouer.

Il s’est passé quelques années faites de mammographies, échographies et tests divers tous les 6 mois.
Le quotidien a repris sa place, j’ai appris à vivre avec ce morceau de dos arrivé sur ce qui était mon ancienne poitrine. Pas de retouche, pas de tatouage, pas de reconstruction ou symétrisation pendant 3 ans, Je n’aurais jamais cru tenir aussi longtemps ainsi. Mais le jeu en valait la chandelle. A quoi bon réparer tout ça si je retombais enceinte, autant attendre l’après.
Et c’est arrivé ! Environ 3 ans après le premier diagnostic, j’ai eu le feu vert pour lancer le projet bébé. Sous surveillance évidemment ! Les hormones ne faisant pas bon ménage avec ce satané crabe.
Et le miracle a eu lieu… Mon fils est arrivé. Comme un pied de nez à cette mort qui est venu me chatouiller. Comme un cri d’espoir à toutes celles qui comme moi ont dû ou doivent chaque jour se battre contre cette maladie. Parce que la vie aussi peut triompher !

2016, je suis à 5 ans de tout ça, Je ne suis plus en rémission, je suis juste une survivante. Toujours vigilante, mais survivante tout de même.
Il y a quelques mois, j’ai sauté le pas et suis passée entre les mains expertes d’un chirurgien esthétique. C’était agréable d’avoir face à moi quelqu’un qui me parlait esthétisme avant réparation. Ca fait du bien au moral de se dire que l’on va retrouver sa féminité. En gagnant quelques bonnets, en plus !

Ce fut un long parcours, avec ses bons et ses mauvais jours. La conclusion à tout ça, ma vraie libération pour accepter ce qui m’est arrivé, ce sont ces photos. Ce témoignage de ce qui s’est passé, pour que ça ne soit pas arrivé en vain.
Parce que la leçon a tirer de tout ça, c’est que l’on peut battre ce foutu crabe. On peut être plus forte que lui !
Mais pour ça, il ne faut pas oublier le dépistage, quel que soit votre âge. Palpation, mammographie, échographie, c’est ce qui m’a sauvé !
Et quand j’entends dire que la mammographie fait mal ou est désagréable, imaginez ce que l’on ressent lorsqu’on vous enlève un sein. Alors, n’hésitez pas un instant ! Dépistez vous !!

Je ne peux pas conclure cet « interminable » laïus sans remercier toutes les personnes qui ont fait que je ne me suis pas écroulée (du moins pas trop, ou discrètement alors…).
Il y a eu les amis proches ou moins proches, les bonnes et les mauvaises surprises évidemment. La maladie n’est pas vraiment un moteur de l’amitié, mais je n’en veux à personne, c’est la vie.
J’ai appris sur mes amis grâce à cette maladie mais j’ai surtout appris sur moi. J’ai changé, grandi et j’aime à penser que je me suis améliorée.

J’ai eu le soutien de tant de personnes, mêmes de certaines qui ne le soupçonnent même pas. Et ça avant, pendant et après que la machine médicale se mette en route.
Encore aujourd’hui, par exemple, avec Xavier, photographe de l’agence Arise, avec qui je travaille depuis 6 ans maintenant, et sans qui ces photos si importantes à mes yeux n’auraient pas été possibles.
Avec tous mes amis, de près ou de loin qui était là par leur présence à mes côtés ou simplement par des messages de soutien. Avec ceux qui sont encore là à m’écouter exorciser tout ça quand j’ai quelques verres dans le nez.
Avec mes parents qui ont su tenir le cap,sans jamais me montrer leur peur et leur inquiétude pour me soutenir de leur mieux.
Chaque jour, avec ma sœur, mon indéfectible sœur, qui a mis sa vie entre parenthèse pendant 1 an pour prendre soin de moi, Qui s’est oubliée pendant des semaines pour ne penser qu’à moi. Jamais je ne saurais la remercier à hauteur de ce qu’elle m’a donnée.
Aujourd’hui comme hier, avec l’homme que j’aime. Celui qui a eu la patience de me voir changer pour devenir une personne meilleure. Celui qui m’a toujours aimé telle que j’étais, même cabossée. Celui qui a su me soutenir mais aussi me secouer quand il le fallait. Celui qui n’a pas fui devant la maladie. Cet homme que j’aime infiniment plus que moi même et sans qui je ne serais sans doute plus là.
Et aussi, avec mes enfants, mes deux tornades qui m’épuisent mais qui me prouvent chaque jour que je suis en vie et que ça valait vraiment le coup de se battre.

Nous sommes en 2017 et je suis une survivante !

 

 

Candice Anzel

Ancienne instit reconvertie dans le web, elle crée entre deux grossesses Familydeal pour déculpabiliser tous les parents imparfaits. Découvrez tous ses livres parentalement incorrects.